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Comment le jeune intermittent protège le cerveau

Chez les souris

D'après une étude publiée dans le journal Human molecular genetic en février 2018 :

"Les changements génétiques dus à l'intervention alimentaire sous forme de restriction calorique (CR) ou de jeûne intermittent (JI) n'ont pas été étudié en détail jusqu' à présent. Cependant, il est bien établi que la restriction calorique et le jeûne intermittent (JI) prolongent la durée de vie et protègent contre les maladies neurodégénératives et les accidents vasculaires cérébraux. Les objectifs de la recherche actuelle étaient d'abord de décrire les changements transcriptomiques dans le cerveau des souris en jeûne intermittent et, ensuite, de déterminer si le jeûne intermittent entraîne des changements transcriptomiques importants à la suite d'un accident ischémique cérébral afin de protéger le cerveau contre les lésions. Les souris ont été assignées au hasard à une alimentation ad libitum (AL), 12 h de jeune intermittent (IF12) ou 16 h de jeune intermittent (IF16) quotidien. Chaque groupe a ensuite subi une fausse intervention chirurgicale ou une occlusion de l'artère cérébrale moyenne avec reperfusion consécutive. Des coupes mi-coronales de tissu cérébral ipsilatéral ont été prélevées à la fin de la période ischémique d'une heure ou à 3,12,24 ou 72 heures de reperfusion, et l'expression de l'ARNm à l'échelle du génome a été quantifiée par séquençage de l'ARN. Le transcriptome cérébral des souris du groupe alimentation ad libitum présentait une régulation à la hausse soutenue et soutenue des voies génétiques nuisibles dans les accidents ischémiques cérébraux, mais l'activation de ces voies a été supprimée dans le groupe jeune intermittent de 16H/j. Il est intéressant de noter que le transcriptome cérébral des souris alimentation ad libitum est demeuré en grande partie inchangé pendant la première heure d'ischémie, alors que les souris du groupe IF16 ont présenté une régulation à la hausse étendue des voies génétiques impliquées dans la neuroplasticité° et une régulation à la baisse de la synthèse protéique. Nos données fournissent un cadre moléculaire génétique permettant de comprendre comment le jeune intermittent protège les cellules cérébrales contre les dommages causés par un accident vasculaire cérébral ischémique, et révèlent des voies de signalisation cellulaire et bioénergétique pour cibler le développement d'interventions cliniques."

 

Un effet protecteur du jeûne intermittent sur le cerveau qui vient encourager tous les participants à #jeundi à continuer !

°La plasticité neuronale, neuroplasticité ou encore plasticité cérébrale sont des termes génériques qui décrivent les mécanismes par lesquels le cerveau est capable de se modifier lors des processus de neurogenèse dès la phase embryonnaire ou lors d'apprentissages

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